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Société de gestion, banque privée, family office… Quelles différences ?

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Les termes “société de gestion”, “banque privée” et “family office” sont souvent utilisés de manière interchangeable, alors qu’ils renvoient à des modèles très différents. Pour un investisseur, bien comprendre ces distinctions est essentiel.

1) Société de gestion : la gestion de portefeuille comme cœur de métier

Une société de gestion se concentre principalement sur la construction et le pilotage de portefeuilles : allocation d’actifs, sélection des instruments, rééquilibrages, contrôle des risques, reporting. En Suisse, ce type d’acteur opère dans un cadre réglementaire précis, répondant à des exigences organisationnelles et de contrôle.

Une société de gestion n’est pas nécessairement un dépositaire. Dans de nombreux cas, les actifs restent conservés chez une banque dépositaire, et le gérant intervient via un mandat de gestion et une procuration, avec un périmètre défini.

Pour qui est-ce adapté ?
Pour des clients qui souhaitent une gestion structurée, un pilotage du risque, une approche d’allocation cohérente, et un dispositif de suivi clair, tout en conservant une architecture ouverte via une banque dépositaire.

2) Banque privée : gestion + banque dépositaire + infrastructure

Une banque privée se distingue par un élément central : elle est à la fois conseiller et banque dépositaire. Elle conserve les actifs, exécute les opérations, propose une infrastructure complète, et peut offrir différents niveaux de service selon le mandat et la classification du client.

Dans la pratique, la banque privée apporte un avantage opérationnel : l’accès à des solutions “tout-en-un” et à une large gamme de services bancaires. Elle a aussi ses particularités : l’univers d’investissement peut être plus ou moins “ouvert” selon les modèles, et la lecture des coûts demande une attention spécifique.

Pour qui est-ce adapté ?
Pour des clients qui valorisent une infrastructure bancaire complète, des besoins de financement, et une exécution intégrée.

3) Family office : une approche patrimoniale globale, au-delà des marchés

Le family office se définit moins par un produit que par une mission : orchestrer la gestion globale d’un patrimoine, souvent à l’échelle familiale et intergénérationnelle. Il peut couvrir, selon le modèle, la structuration, la gouvernance familiale, la planification successorale, la philanthropie, la coordination des conseils juridiques et fiscaux, et parfois des services plus opérationnels.

Un family office agit comme un “chef d’orchestre” et s’assure que les décisions d’investissement, de structuration et de transmission restent cohérentes.

Pour qui est-ce adapté ?
Pour des patrimoines complexes, où le besoin principal est la coordination et la structuration, au-delà de la seule gestion financière.

 

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