En gestion de fortune, le choix entre gestion discrétionnaire et advisory est structurant. Il détermine le niveau de délégation, la manière dont les décisions sont prises, la réactivité en période de marché, ainsi que le degré d’implication attendu du client. Cette distinction est souvent sous-estimée, alors qu’elle influence concrètement l’expérience de gestion et la cohérence du portefeuille dans la durée.
Dans ce cadre, Swiss Finance Management International SA propose ces deux approches afin d’adapter le mode de gestion au niveau d’implication souhaité, aux objectifs patrimoniaux et au cadre de risque défini.
1) La différence centrale : qui décide, et à quel moment
En gestion discrétionnaire, un mandat est confié au gestionnaire. Dans le cadre défini (profil de risque, contraintes, objectifs, univers d’investissement), les décisions d’investissement sont réalisés sans solliciter une validation préalable à chaque opération. L’intérêt principal est la cohérence d’exécution : le portefeuille est piloté de manière continue, avec discipline et gestion du risque.
En advisory, le gestionnaire formule des recommandations, mais la décision finale revient au client. Les investissements sont réalisés après validation. Ce modèle répond à une logique différente : conserver la main sur les décisions, tout en bénéficiant d’une expertise et d’un suivi structuré.
2) Réactivité et discipline : deux façons d’affronter les marchés
La différence devient tangible lors des périodes de volatilité. En gestion discrétionnaire, la réactivité est intégrée au mandat : ajustements de risque, réduction d’exposition, ou réinvestissement progressif selon la stratégie, peuvent être mis en œuvre sans délai opérationnel lié à une validation.
En advisory, la réactivité dépend du rythme de décision et de validation. Ce n’est pas un inconvénient en soi : certains clients privilégient précisément cette étape de confirmation. Toutefois, cela implique un point d’attention : lorsque les marchés bougent rapidement, l’écart entre la recommandation et l’exécution peut modifier le résultat.
3) Responsabilités et expérience client : ce que cela change au quotidien
Ces deux modes de gestion ne répondent pas aux mêmes attentes.
La gestion discrétionnaire convient généralement lorsque l’objectif est de déléguer l’exécution au profit d’un pilotage professionnel, avec un cadre de risque clairement défini, un suivi régulier et une cohérence dans les arbitrages. Elle est souvent privilégiée lorsque le temps du client est limité, ou lorsque l’enjeu est de réduire la charge décisionnelle tout en conservant une visibilité complète via le reporting.
L’advisory est souvent choisi lorsque le client souhaite rester directement impliqué. Ce modèle est particulièrement pertinent lorsque le client possède déjà une culture financière, souhaite intégrer des préférences personnelles marquées, ou veut conserver un rôle actif dans la construction patrimoniale.
