Une fois clarifiée la question du “qui décide”, la différence entre gestion discrétionnaire et advisory se joue sur des éléments concrets. Dans la réalité, ce n’est pas l’intitulé du mandat qui crée la qualité, mais la manière dont le portefeuille est encadré, suivi et exécuté. Trois dimensions permettent généralement d’évaluer un dispositif de gestion de manière professionnelle.
1) Frais et coûts réels : comparer en performance nette
La première erreur consiste à comparer deux solutions uniquement sur un pourcentage de frais de gestion. En gestion de fortune, ce qui compte est la performance nette. Au-delà des frais de gestion, il faut intégrer les coûts de transaction, les coûts de change lorsque le portefeuille est investi en plusieurs devises, ainsi que les frais propres aux instruments utilisés.
La lecture doit être pragmatique. En gestion discrétionnaire, la structure de coûts doit être cohérente avec le service attendu. En advisory, l’attention se porte davantage sur le rythme de décision et d’exécution. Lorsque les validations deviennent irrégulières ou trop fréquentes selon les périodes, les frictions s’accumulent : décalage entre recommandation et exécution, transactions supplémentaires, et parfois perte de cohérence. Dans les deux modèles, le critère déterminant reste la transparence : une société de gestion de qualité doit pouvoir expliquer clairement ce qui est facturé, pourquoi, et comment les coûts sont maîtrisés dans la durée.
2) Le mandat : précision des règles et clarté des objectifs
Le mandat est le socle. Il doit fixer, de manière explicite, l’objectif patrimonial, le niveau de risque, les classes d’actifs autorisées, les contraintes spécifiques (liquidité, exclusions, préférences) et les modalités de reporting. Plus le cadre est précis, plus la gestion est cohérente et évaluable.
En gestion discrétionnaire, ce point est central : déléguer sans cadre clair revient à s’exposer à des incompréhensions sur la volatilité attendue, les drawdowns tolérables ou le rôle de certaines classes d’actifs. En advisory, le mandat est tout aussi important : il structure la recommandation et limite la dérive vers une succession de décisions opportunistes, qui finissent par transformer le portefeuille en juxtaposition d’idées sans architecture.
Dans ce contexte, Swiss Finance Management International SA propose la gestion discrétionnaire et l’advisory afin d’adapter le niveau de délégation au profil du client, tout en conservant un cadrage clair de l’objectif et du risque.
3) Gouvernance et reporting : la qualité se voit dans la régularité
La gouvernance se mesure dans le suivi et la capacité à expliquer la gestion. Un reporting utile doit rendre lisibles les expositions principales, les moteurs de performance, les risques résiduels et la cohérence de l’allocation par rapport au mandat.
En gestion discrétionnaire, l’enjeu est la continuité : le portefeuille est piloté dans le cadre convenu, avec une discipline de rééquilibrage et des ajustements lorsque certains risques deviennent dominants. En advisory, la qualité dépend davantage de l’organisation des échanges : fréquence de revue, délais de validation, et discipline de décision en période de volatilité.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation personnalisée ou une sollicitation d’achat ou de vente d’instruments financiers. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel et de prendre en compte votre situation personnelle.
